Une œuvre sur l’étagère
Chaque dos est un livre : cliquez pour le sortir et connaître son éditeur. Filtrez par genre pour voir la diversité d’un écrivain qu’on réduit trop souvent au « romancier du Morvan ».
Par ordre chronologique. Les dos sont des compositions typographiques, non des reproductions de couvertures.
Les ouvrages et leurs éditeurs
Poésie
- Horizons et coins du Morvan (Mercure de France, 1904 ; 2e éd. remaniée, Les Cahiers Nivernais, 1909)
Contes et nouvelles
- Pas-comme-les-autres (H. Floury, 1906 ; 2e éd. augmentée, Association H. Bachelin, 2012)
- Les Manigants (H. Floury, 1907)
- Robes noires (Grasset, 1910)
- La Bancale (N.R.F., 1910)
- Les Sports aux champs (Cahiers du Centre, 1911)
- Sous d’humbles toits (L’Effort Libre, 1913)
- La Guerre sur le hameau (Flammarion, 1917)
- Sous les marronniers en fleurs (Société littéraire de France, 1920)
- Vieilles Images d’un canton de France : Lormes (Éditions du Pas de l’Âne, 1999)
Romans
- Juliette la jolie (N.R.F., 1912)
- L’Héritage (Grasset, 1914)
- Le Serviteur (Flammarion, 1918 ; 2e éd. définitive, Mercure de France, 1944 ; 3e éd. Manucius, 2024), Prix Femina
- L’Éclaircie (Renaissance du Livre, 1918) ; version développée de La Bancale
- Le Village (Flammarion, 1919 ; 2e éd. Librairie Guénégaud, 1981 ; 3e éd. Marivole, 2013), Prix Jean Revel
- Le Petit (Flammarion, 1919) ; suite de Juliette la jolie
- Le Bélier, la brebis et le mouton (Flammarion, 1920)
- Les Rustres (Flammarion, 1922)
- Le Chant du coq (Flammarion, 1923)
- Le Péché de la Vierge (Monde Nouveau, 1924)
- Les Grandes Orgues (Monde Moderne, 1925)
- La Cornemuse de Saulieu (Monde Moderne, 1925)
- La Vénus rustique (Monde Moderne, 1926)
- Dondon Juan (Nouvelle Revue Critique, 1926)
- La Maison d’Annike (Librairie Académique Perrin, 1927) ; roman situé en Islande
- Le Taureau et les bœufs (Nouvelle Revue Critique, 1927)
- L’Abbaye - Vézelay au XIIe siècle (Monde Moderne, 1927) ; roman historique
- L’Été de la Saint Martin (Nouvelle Revue Critique, 1928) ; suite de La Cornemuse de Saulieu
- L’Orage d’hiver (Nouvelle Revue Critique, 1929)
- La Mort de Bibracte (Nouvelle Revue Critique, 1930 ; rééd. Académie du Morvan, 1985) ; roman historique
- Le Sergent Valentin (Nouvelle Revue Critique, 1931)
- Monsieur Ildefonse (Mercure de France, 1937)
- Le Sabreur (Mercure de France, 1938)
- Les Parsonniers (Librairie Guénégaud, 1981)
Études littéraires
- Jules Renard et son œuvre (Mercure de France, 1909)
- Gustave Flaubert (H. Fabre, 1909)
- J.-K. Huysmans - Du naturalisme littéraire au naturalisme mystique (Librairie Académique Perrin, 1926)
- Charles-Louis Philippe - son œuvre (Nouvelle Revue Critique, 1929)
- Jules Renard (1864-1910) - son œuvre (Nouvelle Revue Critique, 1930)
- Nos paysans d’après Jules Renard, précédé de Jules Renard en Nivernais (Crépin-Leblond, 1945)
Musicologie
- Les Noëls français (Librairie de France, 1927)
- Les Maîtrises et la musique de chœur (Heugel, 1930)
- L’Orgue - ses éléments, son histoire, son esthétique (Delagrave, 1933 ; rééd. Jeanne Laffitte, 1980 et 1997) ; en collaboration avec Alexandre Cellier
Divers
- P.-J. Proudhon, socialiste national (1809-1865) (Mercure de France, 1941)
- Collines et buttes parisiennes (Firmin-Didot, 1944)
- Correspondances avec André Gide et Romain Rolland (Centre d’Étude des Correspondances, Faculté des Lettres de Brest, 1994)
- Journal - tome I - 1926-1929 (Éditions du Pas de l’Âne, 2009)
- Journal - tome II - 1930-1932 (Association H. Bachelin, 2017)
- Journal - tome III - 1933-1936 (Association H. Bachelin, 2023)
- Journal - tome IV - 1937-1941 (Association H. Bachelin, à paraître)
ServiteurHenri Bachelin
Le Serviteur
Publié en 1918, Le Serviteur est un long monologue d’amour filial. L’auteur, devenu parisien et lettré, s’adresse à son père, humble journalier et sacristain de Lormes, homme discret qu’il pleure de n’avoir pas assez connu.
Le livre reçut le prix Femina en 1918, l’année même de la fin de la Grande Guerre. Il fut réédité en 1944 (préface de René Dumesnil) puis en 2024.
« Regardée du dehors, ta vie peut paraître grise. Vue du dedans, elle est claire et brillante, pareille, dans sa sérénité, à ce solide rocher de granit couronné de bruyère rose, mais sur lequel se brise l’inutile et voluptueux clair de lune. »
Henri Bachelin, Le Serviteur, troisième partie, XIILe Village
Paru en 1919, Le Village est l’un des titres où Bachelin « dépeint la campagne et les bourgs du Morvan avec beaucoup de réalisme ». Un village entier devient le personnage principal : ses rancunes, ses fêtes, ses morts.
Le roman a été réédité en 1981 puis en 2013, et distingué par le prix Jean Revel.
« Le village n’a point de rues. Des chemins aboutissent à la route qui le traverse, quand il n’est pas situé au beau milieu des champs ou sur la lisière d’un bois. On y use plus de sabots que de bottines. On y mange plus de légumes que de viande. On y boit plus d’eau que de vin. »
Henri Bachelin, Le Village, préfaceVillageHenri Bachelin

Les Grandes Orgues
Amateur d’orgue éclairé, Bachelin consacre à l’instrument un roman (1925) puis, avec l’organiste Alexandre Cellier, un ouvrage de référence.
« Il croyait voir la mélodie s’avancer sous un ciel gris, parmi des feuilles mortes, mais au-dessus d’elle une autre voix douce, qui ressemblait à une flûte, allait très vite, sautillant et bondissant, comme un oiseau de branche en branche, parmi les feuilles nouvelles sur qui Pâques étendait sa bénédiction. Puis tout s’amplifia. D’autres voix vinrent les couvrir. […] La cathédrale regorgeait de sons. C’était comme une marée qui submergeait tout. »
Henri Bachelin, Les Grandes Orgues, 1ʳᵉ partie, chapitre 1Un auteur aux multiples facettes
L’ami des écrivains
Études sur Jules Renard (1909, 1930), Flaubert, Huysmans, Charles-Louis Philippe — la critique d’un lecteur fraternel.
L’amateur d’orgue éclairé
L’Orgue, écrit en collaboration avec l’organiste Alexandre Cellier, reste un ouvrage de référence réédité en 1980 et 1997.
Le témoin d’une existence
Rédigé de 1926 à 1941, son Journal paraît depuis 2009 en quatre tomes : trois sont parus, le quatrième est à paraître.
Des manuscrits qui attendent
Henri Bachelin a laissé à sa mort une quinzaine de manuscrits achevés, prêts pour la publication, sans compter quelques textes à l’état d’ébauches ou de brouillons. Certains d’entre eux ont été édités, mais la plupart dorment encore dans les cartons de la Société des Gens de Lettres, légataire des manuscrits de l’écrivain. La création de l’Association Henri Bachelin a permis la publication de quelques-uns de ces textes, dont le Journal.

- Mauvêtu, grognard — roman sur la 1ère Guerre mondiale, rédigé en 1918-1919 (L’HdP, nos 45 à 49, 2014-2016)
- Paroissienne — récit de la vie de la mère de l’auteur, rédigé de 1926 à 1932 (L’HdP, n° 66, 2025)
- Le Rouge et le Bleu — récit autobiographique sur la vie militaire, rédigé en 1912 (L’HdP, n° 61, 2022)
- L’Âme du Morvan — essai rédigé de 1923 à 1926 (L’HdP, n° 58, 2020 et n° 63, 2023)
- Route de Damas ! — roman faisant suite à La Cornemuse de Saulieu et à L’Été de la Saint Martin, rédigé en 1930-1931
- La Lanterne sous le boisseau — roman rédigé en 1938
- Jacques Bonhomme - sa vie, ses sentiments, ses idées — essai historique rédigé en 1924 et remanié en 1941
- La Destinée d’Outre-Tombe — essai sur l’occultisme, rédigé en 1932-1933